Togo

Le Togo, en forme longue la République togolaise, est un pays d’Afrique de l'Ouest dont la population est estimée en 2020 à environ 8,6 millions d’habitants pour une densité de 152 hab./km2.

Pour les articles homonymes, voir Togo (homonymie).

République togolaise


Drapeau du Togo.

Armoiries du Togo.
Devise Travail, liberté, patrie
Hymne Terre de nos aïeux
Fête nationale 27 avril
Administration
Forme de l'État République
Président de la République Faure Gnassingbé
Premier ministre Komi Sélom Klassou
Langues officielles Français
Capitale Lomé

6° 07′ N, 1° 13′ E

Géographie
Plus grande ville Lomé
Superficie totale 56 785 km2
(classé 126e)
Superficie en eau 4,2 %
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance de la France
Date
Démographie
Gentilé Togolais
Population totale (2020[1]) 8 608 444 hab.
(classé 100e)
Densité 152 hab./km2
Économie
PIB nominal (2018) 5,3 milliards de dollars[2]
IDH (2017) 0,503[3] (bas ; 165e)
Monnaie Franc CFA (UEMOA) (XOF​)
Divers
Code ISO 3166-1 TGO, TG​
Domaine Internet .tg
Indicatif téléphonique +228
Organisations internationales OHADA
BAD
CEDEAO
CEN-SAD
ZPCAS

Parmi les plus petits États africains continentaux[4], le Togo est 9e avec une superficie de 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 150 km, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le golfe de Guinée, à l'est par le Bénin et à l'ouest par le Ghana. Le Togo présente une grande diversité de paysages : une côte de sable bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord.

Le Togo fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) depuis 1975[5], de l'UEMOA depuis 1994[6] et est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique.

Géographie

Le Togo est un pays africain de 56 785 km2 dont la longueur est de 600 km et la largeur varie de 50 à 150 km. Le pays possède 1 700 km de frontière avec le Burkina Faso, le Ghana et le Bénin et 50 km de côtes donnant sur le golfe de Guinée. L’érosion y est très importante : en six ans, l’eau a avancé de 140 m. L’altitude maximale est le mont Agou qui culmine à 986 m. Le climat du Togo est de type tropical et comprend principalement 2 saisons : une saison sèche et une saison des pluies.

Les parcs nationaux les plus connus sont : le parc national de la Kéran, le parc national de Fazao Malfakassa et le parc national de la Fosses aux Lions.

Subdivisions

Le Togo est divisé en cinq régions administratives, elles-mêmes découpées en 39 préfectures[7]:

Réseaux de communication et transports

Transport aérien

Le Togo dispose de deux aéroports internationaux : l'aéroport international de Lomé-Tokoin et l'aéroport international de Niamtougou.

Routes

Il y a trois types de routes au Togo. Les routes principales longent le pays et sont goudronnées. Les routes secondaires, quant à elles, ont juste un revêtement et joignent les routes principales entre elles. Il existe aussi quelques petits sentiers dans les endroits les plus reculés du pays.

Histoire

Le Togo tire son nom de Togodo (ce qui signifie originellement ville « au-delà du fleuve » en langue éwé et non ville « au-delà de la rivière », erreur couramment commise). Aujourd'hui Togoville, une ville coloniale germanique et première capitale du pays, est située à l'est de la capitale Lomé.

Époque coloniale

Le Togo a souffert du commerce négrier que lui ont fait subir les liens commerciaux entre négriers occidentaux et rois tribaux à partir du XVIe siècle avant que la colonisation n'y mette fin au XIXe siècle. En 1884, le roi Mlapa III de Togoville signe un traité de protectorat avec l’Allemagne (représentée par Gustav Nachtigal), qui dure jusqu’à la Première Guerre mondiale.

En 1914, lors de la Première Guerre mondiale, une opération conjointe franco-britannique entre en contact avec la force allemande. Une troupe de la force publique du Congo belge vient également en aide aux Français et Britanniques. Les Allemands capitulent dès août 1914 et sont expulsés. La colonie est alors occupée conjointement par la France et le Royaume-Uni qui se partagent le territoire, décision confirmée le , et qui fait du Togoland un mandat de la Société des Nations (SDN). Les Français occupent la majeure partie du pays, qui devient le Togo français ou Togoland oriental, et qui équivaut au Togo actuel, tandis que les Britanniques administrent la partie ouest du pays, le Togo britannique, aussi appelée British Togoland. Bien que les deux parties du Togoland originel devaient être administrées dans la perspective d'une réunification, les Français et Britanniques incorporent les mandats dans leur sphère coloniale respective. La partie française est rattachée à l'Afrique-Occidentale française (AOF), la partie britannique devient une province de la Côte de l'Or.

En 1946, le pays passe sous tutelle internationale de l’ONU, toujours gérée par la France. Le Togo français est détaché de l'AOF. Il obtient sa propre représentation au Parlement français et devient la République autonome du Togo. En 1956, le Togo britannique opte, lors d'un référendum d'autodétermination, pour son intégration au Ghana, l'ancienne Côte de l'Or. Ce rattachement est entériné par l'ONU en 1958 au prix de la division de certaines ethnies, voire de certaines familles.

Indépendance

En février 1958, la victoire du Comité de l'unité togolaise aux élections ouvre la voie à une indépendance complète du pays, confirmée six mois plus tard par la levée de la tutelle du pays par l'ONU.

Le Togo acquiert son indépendance complète, le . Antérieurement, l’autonomie interne remontait au , avec l'institution de la République autonome du Togo[8].

Sylvanus Olympio devient président. Sous l’instigation du commandant français Georges Maitrier, chef de la gendarmerie nationale et conseiller du président dont le contrat de coopération arrive à terme, 626 vétérans togolais de l’armée française, dont une grande partie a combattu en Indochine et en Algérie, demandent à être intégrés dans les forces de sécurité togolaises qui comptent 300 membres. Sylvanus Olympio refuse. Ils le destituent dans un coup d’État, le , dans lequel Olympio trouve la mort[N 1]. Par ailleurs, avant son assassinat, Sylvanus Olympio avait un important projet, celui de retirer le Togo du franc CFA.

Nicolas Grunitzky est porté au pouvoir. Il signe des « accords de coopération » avec la France, permettant à celle-ci d'user à sa convenance des ressources stratégiques[9]. Quatre ans plus tard, à la suite d’un autre coup d’État, il fuit le pays. Il meurt le à Paris dans un accident de voiture.

Kléber Dadjo est président éphémère du Togo du 14 janvier au . Colonel, il est présenté comme le chef de la junte militaire qui prend le pouvoir le à Lomé. Il est déposé lui-même par le sergent Gnassingbé Eyadema, qui impose une dictature au Togo durant presque quatre décennies, de 1967 à 2005. Son fils Faure Gnassingbé lui succède comme président, une situation confirmée par des élections (dont la régularité est contestée) en 2005, 2010, 2015 et 2020[10],[11].

Politique

Sylvanus Olympio

Sylvanus Olympio est le premier président togolais mais il instaure rapidement une dictature avec un parti unique ce qui lui permet de remporter la totalité des sièges lors des élections législatives de 1961. Il est tué au cours du coup d'État du . Coup d'État revendiqué par Gnassingbé Eyadéma, le père de l'actuel président.

Nicolas Grunitzky

L'ancien Premier ministre Nicolas Grunitzky devient président du Togo à la suite de ce coup d’État, le premier de toute l’histoire de l'indépendance de l’Afrique noire, organisé par un groupe de soldats mené par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadema. Nicolas Gruniztky, favorable à un rapprochement avec la France, est destitué par un nouveau coup d’État en 1967 où l'on retrouve Étienne Gnassingbé Eyadema.

Kléber Dadjo

Kléber Dadjo est colonel dans l'armée de la République Togolaise, il est nommé président du Togo du 14 janvier au 14 avril 1967 à la suite du coup d’État de 1967 qui a renversé Nicolas Grunitzky.

Gnassingbé Eyadema

Un des organisateurs du coup d’État de 1963, Étienne Gnassingbé Eyadema accède à la présidence de la République en 1967. Tirant les leçons des divisions constatées dans le cadre du multipartisme, il crée le Rassemblement du peuple togolais (RPT), un parti unique et d'État.

Une nouvelle constitution, en 1979, instaure la Troisième république et donne le pouvoir au président par une élection au suffrage universel. Il est ensuite réélu en 1986.

En 1990, à la suite de violentes manifestations, suivies d'une conférence nationale, un premier ministre issu de l'opposition, Maître Joseph Kokou Koffigoh, est nommé. L’adoption d’une nouvelle constitution en 1992 n’apaise cependant pas les tensions. En 1993, Eyadema remporte de nouveau l’élection présidentielle boycottée par l’opposition.

Gnassingbé Eyadéma est proche de la défaite, lors des élections de 1998, face à Gilchrist Olympio, fils de Sylvanus Olympio. Il remporte l’élection dans des conditions très controversées.

Gnassingbé Eyadéma est réélu en 2003 à la suite d'un changement dans la constitution pour l’autoriser à se présenter à nouveau. Il décède le .

Abbas Bonfoh

Abbas Bonfoh était le vice président de l'Assemblée Nationale du Togo de 2002 à 2005. À la mort de Gnassingbé Eyadéma et en l'absence du président de l'Assemblée Nationale, il devient président par intérim du Togo jusqu'à la prise de fonction de Faure Gnassingbé le 4 mai 2005.

Faure Gnassingbé

À la suite du décès de Gnassingbé Eyadéma et en l’absence au pays du président de l’Assemblée nationale qui, selon l’article 65 de la Constitution, doit assurer l’intérim de la présidence, l’armée togolaise, devant le vide juridique créé par la situation, prend la décision de confier le pouvoir au fils de Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé. L’Union africaine par la voix du président de la Commission Alpha Oumar Konaré dénonce un coup d’État militaire.

Il est surnommé, selon Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi, «bébé Gnass»[12].Le , à la suite des pressions de la CEDEAO et de l’Union européenne, Faure Gnassingbé se retire et laisse la place au vice-président de l’Assemblée nationale togolaise : Abbas Bonfoh. Ce dernier assure l’intérim de la fonction présidentielle jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22 % des suffrages exprimés, résultat qui déclenche des manifestations de jeunes de l'opposition[13].

En 2010 seront organisées des élections présidentielles sans violences où le président Faure Gnassingbe est réélu avec 61 % des voix[14] face à Jean-Pierre Fabre, de l'UFC, candidat de la coalition d'opposition Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC). Des heurts ont lieu en protestation à cette élection entre militants de la coalition et forces de l'ordre[15]. Les élections ont été dénoncées par l'Union européenne, finançant les élections, qui au travers de ses observateurs a constaté des irrégularités au niveau de la campagne électorale[16]. Faure Gnassingbé est à nouveau réélu lors de l'élection présidentielle d'avril 2015, avec 58,75 % des suffrages exprimés, contre 34,95 % pour son principal adversaire Jean-Pierre Fabre. Une élection jugée libre et transparente par l'UE et les principaux observateurs internationaux[17]. L'abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % à la précédente présidentielle de 2010. Du côté de l'opposition, Tchabouré Gogué, président de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), a obtenu 3,08 % des suffrages, Komandega Taama, président du Nouvel engagement togolais (NET), 1,06 %, et Mouhamed Tchassona-Traoré, président du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD, opposition), 0,99 %. Il nomme Premier ministre Komi Sélom Klassou le jusque-là premier président de l'Assemblée nationale[18]. Faure Gnassingbé se présente pour un quatrième mandat lors des élections présidentielles de 2020[19]. Il est reconduit et l'élection est contestée une nouvelle fois par l'opposition[11].

Plan national de développement 2018-2022

Adopté par le gouvernement togolais le vendredi 3 août 2018, le Plan national de développement (PND) est un document stratégique quinquennal couvrant la période 2018-2022. Il vise à transformer structurellement l'économie togolaise pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents pour tous et induisant l'amélioration du bien-être individuel[20].

Ce plan s'articule autour de trois grands axes stratégiques :

  • La mise en place d'un hub logistique d'excellence et d'un centre d'affaires de premier ordre dans la sous-région.
  • Le développement de pôles de transformation agricole, manufacturiers et d'industries extractives.
  • La consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d'inclusion[21].

Le PND est officiellement lancé le lundi 4 mars 2019 par le chef de l'État Faure Gnassingbé à Lomé, en présence d'investisseurs étrangers et nationaux[21], de bailleurs de fonds et de partenaires diplomatiques[20],[22]. À propos du Plan national de développement, le Président togolais déclare : « Ce n'est pas juste un plan de plus. Ce n'est pas non plus un outil de théoriciens qui seraient les seuls à pouvoir en parler. [...] Le PND est formulé dans une démarche inclusive et cohérente, dont la trame demeure la recherche de meilleures conditions de vie pour nos populations[21] ». Parmi les projets de plan du développement lancés par le président Faure Gnassingbé, on peut citer l'ambitieux projet d'électrisation et la réfection de 4 000 km, visant à désenclaver les zones rurales du Togo[23].

Cet événement de lancement marque également le coup d'envoi de la tournée du Plan national de développement, le PND Tour[24].

Une des conséquences du Plan national de développement est le bond du Togo dans le classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale où le pays obtient le titre de « 1er pays réformateur en Afrique »[25] et « 3e dans le monde »[26],[27],[28],[29],[30].

Le PND et la mise en place des différents mécanismes permettraient d’ici à 2022 d'accentuer la tendance du développement économique au Togo[31]. Ce projet constitue le fer de lance du programme de Faure Gnassingbé et sa vision pour son pays[31].

Démographie

Selon les résultats définitifs du 4e recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), communiqués en 2010 par le directeur général de la statistique et de la comptabilité nationale (DGSCN), la population totale résidente du Togo s’élève à 6 191 155 habitants dont 3 009 095 hommes (48,6 %) et 3 182 060 femmes (51,4 %).

En 2015, elle est estimée à 7,5 millions d’habitants, avec une densité moyenne de 133 hab./km2. Son taux de croissance annuelle est estimé à 2,69 %, le taux de mortalité infantile s’élevant à 45,2 . L’espérance de vie est estimée à 64,5 ans.

En 2015, 40 % de la population habitait en ville.

En 2017[32] :

Ethnies

Le Togo comprend une cinquantaine d'ethnies :

Langues

La langue officielle du Togo est le français[33]. Les deux langues nationales sont l'éwé et le kabiyé, ces deux dernières adoptées comme telles en 1975. Il existe en outre 53 parlers au Togo, dont le mina (dialecte d'éwé parlé à Lomé) qui sert de langue véhiculaire principalement dans le Sud du pays, mais aussi à travers presque tout le pays : le mobaa, le tem et le peul. Les langues vernaculaires du pays se scindent en deux groupes : les langues gur au nord et les langues kwa au sud. Si les parlers locaux sont majoritairement oraux, les langues éwé, moba et kabiyé sont aussi écrites.

Selon le rapport 2014 de l’OIF, le Togo compte 39 % de francophones dans sa population[34]. En majorité, l'éwé se pratique au sud de Lomé à Blitta et le kabiyé au nord. La langue la plus parlée par les Togolais à la maison est l'éwé selon un sondage de 2012.

Selon Suzanne Lafage : « Le fait notable de ces quinze dernières années, c’est, liée à tous les facteurs de développement et grâce à la scolarisation en particulier, la diffusion notablement en expansion de notre langue [le français] dans les masses populaires. La conséquence en est une appropriation du français par les peu ou pas lettrés, phénomène pratiquement inconnu autrefois. »[35]

Selon Isabelle Anzorge « Celui-ci [le français] n’est plus seulement une langue "importée" mais prend peu à peu une identité togolaise, se libérant de toutes les contraintes normatives, intégrant par là même les réalités culturelles du pays. »[36] L'auteur a relevé l'existence d'un français dialectal : « (...) depuis la chute du taux de scolarisation due aux différents bouleversements économiques et politiques (effondrement des phosphates, dévaluation du FCFA, grèves universitaires faisant suite à la grève générale de 1992, climat de guerre civile depuis 1991), le français [est] devenu un outil, voire un moyen de communication privilégié de la plupart des Togolais scolarisés ou non »[36].

Religions

Les différentes religions du pays sont l'animisme (religions traditionnelles africaines) pratiqué par 50 % de la population, le catholicisme (26 %), l'islam (20 %) et le protestantisme (9 %)[37].

Le Togo est un pays membre de l'Organisation de la coopération islamique.

Éducation

Loi : gratuité de la scolarisation pour les élèves des écoles pré-scolaires et primaires publiques (rentrée scolaire 2008-2009).

Au niveau de l’éducation primaire, le taux net de scolarisation de 94 % en 2011[38] est l’un des meilleurs de la sous-région ouest-africaine.

En ce qui concerne la parité filles/garçons, elle est sur une tendance satisfaisante au niveau du primaire (0,95 en 2008).

Santé

En 2006, l'espérance de vie féminine était de 60 ans, et celle masculine de 55 ans[39]. En 2006, le total des dépenses pour la santé était à 5,5 % du PIB[39].

En 2003, l'espérance de vie en bonne santé des femmes était de 46 ans, et celle des hommes de 44 ans[39].

Économie

L’économie du Togo repose essentiellement sur la culture vivrière qui représente l'activité de 65 % des travailleurs. Le reste de la main-d’œuvre (30 %) vit de la culture du cacao, du café, du coton mais surtout des mines de phosphates qui sont vitales au pays. Le Togo est d’ailleurs le cinquième producteur mondial de phosphates. Le pays est au palmarès des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des années 2010.

À l’instar de nombreux pays africains (Sénégal, île Maurice, Namibie), le Togo s’est doté d’une zone franche dès la fin des années 1980. Ainsi, dans cette zone sont implantés des sociétés pharmaceutiques, des fabricants d’huiles végétales, des assembleurs informatiques, des distributeurs de produits cosmétiques, des prothésistes dentaires ou des entreprises de transport routier…

Depuis le début du conflit en Côte d'Ivoire, le Togo est devenu une plateforme portuaire très importante pour les opérateurs de l’Ouest africain. Le port de Lomé, seul port en eau profonde de la sous-région, est donc une zone franche qui ne cesse de se développer rapidement. Le trafic conteneurisé (par conteneurs) à Lomé a doublé en trois ans pour atteindre 212 000 EVP (équivalent vingt pieds) en 2005.

À titre d’exemple, le port autonome de Lomé (PAL) vient d’acquérir en mars 2006 deux grues portuaires qui disposent d’une force de levage de 104 tonnes. Ces équipements sont destinés à accompagner l’extension et l’exploitation du terminal qui connaît une rapide expansion régionale et couvre les besoins de nombreux pays comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso. Ce projet va permettre d’accueillir les navires de grande capacité et d’attirer ainsi les flux en transbordement, notamment ceux en provenance d’Asie.

En 2019, le PAL a été primé "meilleur hub de transbordement en Afrique de l’ouest" pour  la troisième année consécutive[40].

Le Togo fait partie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine

La SNCB est présente dans : le transport intérieur de voyageurs, en Afrique subsaharienne, effectué dans le cadre du service public ; le transport international de voyageurs par trains classiques, ou par trains à grande vitesse.

En 2011, la France a annulé la dette du Togo d'un montant de 100 millions d'euros[41].

Arts et culture

Musique et danse

Danse traditionnelle.
Toofan.

Au Togo, la musique traditionnelle est intrinsèquement liée aux danses traditionnelles, qui elles-mêmes reflètent les valeurs, les vécus et les pratiques des différentes ethnies qui composent le pays. Ainsi, que ce soit sur la base des messages véhiculés dans les différentes chansons traditionnelles, des instruments de musique utilisés ou encore des danses exécutées[42]

La musique togolaise est représentée principalement par le groupe musical Toofan, connu à l'international.

Fêtes et jours fériés
DateNomRemarques
1er janvierJour de l'an
27 avrilFête de l'indépendanceFête nationale
1er maiFête nationale du travail
21 juinJour des Martyrs
25 décembreNoël

Gastronomie

Les boissons traditionnelles togolaise sont : le sodabi (liqueur obtenue après distillation du vin de palme) et le tchoukoutchou (boisson fermentée réalisée à base de mil).

Les plats principaux que l'on trouve au Togo sont :

  • Akoumé, une pâte à base de maïs accompagnée généralement d'une sauce avec des feuilles (adémè, gboma, fétri, kodoro…) ;
  • Fufu composé d'ignames cuites pilées accompagné d'une sauce tomate, d'une sauce d'arachide.

Sports

Football

L'équipe nationale du Togo, surnommée les « Éperviers » dans le monde du ballon rond, est fondée en 1969. Sa tenue type est un maillot jaune, un short vert et des chaussettes jaunes et vertes. L'entraîneur est Claude Le Roy[43].

Elle a atteint son meilleur classement FIFA en 2006 en atteignant la 56e place. Actuellement elle est classée 122e[44].

Emmanuel Adebayor, joueur de football professionnel, évolue actuellement dans le championnat turc à Başakşehir. Il fut l'un des principaux acteurs de la qualification du Togo pour la première fois à une phase finale de la coupe du monde en Allemagne en 2006 en marquant 11 buts. Il a notamment participé a la Coupe d'Afrique des nations avec le Togo en 2017 malgré leur élimination.

Le gardien de but Kossi Agassa, sans club actuellement, joue également en équipe du Togo.

Kayak

Benjamin Boukpeti remporta la première médaille olympique du Togo lors des Jeux de Pékin en 2008. Boukpeti fut également finaliste olympique aux Jeux de Londres en 2012. En parallèle, il est très actif dans son pays où il a créé des programmes de développement afin que les jeunes Togolais puissent faire du sport dans de bonnes conditions.

Ski

Mathilde-Amivi Petitjean est la première athlète qui a été qualifiée et qui a représenté le Togo aux Jeux olympiques d'hiver de 2014, à Sotchi (Russie).

Codes

Le Togo a pour codes :

Notes et références

Notes

  1. Le sergent Gnassingbé Eyadema a raconté à des journalistes dans quelles circonstances il a lui-même assassiné Sylvanus Olympio. De nombreux indices, dont le témoignage de l’épouse du président Sylvanus Olympio, montrent que l’ambassadeur de France au Togo était en relation directe avec le commando qui traquait le président élu.

Références

  1. (en) « Africa :: Togo — The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 9 octobre 2019)
  2. PIB nominal, d'après la Banque mondiale.
  3. (en) « Human Development Reports », sur hdr.undp.org (consulté le 21 novembre 2019).
  4. « Classement des États d'Afrique par superficie », sur Atlasocio.com (consulté le 10 janvier 2020)
  5. CEDEAO, « Etats Membres », sur www.ecowas.int, (consulté le 16 juin 2018).
  6. « L’UEMOA en quelques dates – Jeune Afrique », sur Jeune Afrique, (consulté le 24 février 2020)
  7. « 39 préfectures en perspective au Togo », .
  8. Jean-Pierre Maury, « Digithèque de matériaux juridiques et politiques », sur mjp.univ-perp.fr, .
  9. Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsita, Kamerun, La Découverte, , p. 416
  10. « Au Togo, le président Faure Gnassingbé pourra se représenter aux élections de 2020 et 2025 », Le Monde, (lire en ligne)
  11. Pierre Lepidi, « Au Togo, Faure Gnassingbé reconduit pour un quatrième mandat, l’opposition conteste », Le Monde, (lire en ligne)
  12. Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi, Dictionnaire enjoué des cultures africaines, Fayard, , p. 113
  13. « Violence et accusation de fraudes après les résultats de la présidentielle au Togo », Le Monde, (lire en ligne)
  14. « Faure Gnassingbé remporte l'élection présidentielle togolaise », Le Monde, (lire en ligne).
  15. « Togo : nouvelle marche de l'opposition contre le président Gnassingbé », AFP, (lire en ligne).
  16. Philippe Bernard, « Élection présidentielle togolaise : l’Europe dénonce des irrégularités et un «soupçon grave» », Le Quotidien, (lire en ligne).
  17. « Faure Gnassingbé rempile pour un 3e mandat présidentiel au Togo », liberation.fr, .
  18. Edmond D'Almeida, « Qui est Sélom Klassou, le nouveau Premier ministre togolais ? », Jeune Afrique, (lire en ligne).
  19. Marlène Panara, « Togo : qui sont les candidats à l'élection présidentielle ? », Le Point, (lire en ligne, consulté le 20 février 2020)
  20. « Le Togo a officiellement lancé son Plan national de développement PND 2018-2022 », sur autogo.tg, (consulté le 17 avril 2019)
  21. « Développement du Togo : «Nous mettrons l’accent sur la rigueur et la bonne gouvernance» [Faure Gnassingbé] », sur La Tribune (consulté le 17 avril 2019)
  22. « Togo : Faure Gnassingbé lance officiellement son PND », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 17 avril 2019)
  23. « Lancement d'un plan ambitieux pour l'électrification du pays au Togo », sur VOA (consulté le 20 février 2020)
  24. Daouda Zongo, « Economie: le Togo prêt pour le «PND Tour» », sur Wakat Séra, (consulté le 17 avril 2019)
  25. Isabelle Maya, « Le Togo, des mythes à la réalité », sur La Revue de l’Afrique, (consulté le 10 février 2020)
  26. « Doing Business 2020 : maintenir l’élan des réformes », sur banquemondiale.org (consulté le 14 janvier 2020)
  27. (en) « Doing Business 2020 », sur openknowledge.worldbank.org, (consulté le 14 janvier 2020)
  28. « Rapport Doing Bussiness 2020 : Le Togo classé 1er pays réformateur en Afrique et 3e dans le top10 mondial », sur togopresse.tg (consulté le 14 janvier 2020)
  29. Beaugas Orain Djoyum, « Doing Business 2020 : Comment la digitalisation a propulsé le Togo au rang de meilleur réformateur d’Afrique en 2019 [VIDÉO] », sur digitalbusiness.africa, (consulté le 14 janvier 2020)
  30. « Doing Business 2020 : la République Togolaise 1er pays réformateur d'Afrique et 3ème pays le plus réformateur au monde ! », sur togo-economie.tg, (consulté le 14 janvier 2020)
  31. « Faure Gnassingbé en reconquête », sur Afrique magazine (consulté le 19 février 2020)
  32. « PopulationData.net » (consulté le 20 février 2020)
  33. Article 3 de la constitution de 2003.
  34. Organisation internationale de la francophonie, Rapport sur la langue française dans le Monde, France, 2014, p. 17.
  35. Suzanne Lafage, Français écrit et parlé en pays éwé (Sud-Togo), Peeters Publishers, (ISBN 978-2-85297-127-1, lire en ligne)
  36. Isabelle Anzorge, « Corpus et variétés de langue, de la nécessité d’un corpus exhaustif », Le corpus lexicographique, Claude Frey, Danièle Latin, Danièle Racelle-Latin, De Boeck Université, 1997 (ISBN 2801111724), 9782801111727, 423 pages.
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  40. « Port de Lomé : meilleur hub de transbordement en Afrique de l’ouest et du centre », sur alwihdainfo.com (consulté le 24 janvier 2020)
  41. AFP, « La France annule la dette du Togo, d'un montant de 100 millions d'euros », Le Monde, (lire en ligne, consulté le 16 juin 2018).
  42. « La musique traditionnelle au Togo », Music In Africa, (lire en ligne, consulté le 2 février 2018).
  43. « Togo : fiche équipe », Eurosport.
  44. « Le classement mondial FIFA/Coca-Cola », sur http://fr.fifa.com/.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jonas Bakoubayi Billy, Musterkolonie des Rassenstaats: Togo in der kolonialpolitischen Propaganda und Planung Deutschlands 1919-1943, J.H.Röll-Verlag, Dettelbach 2011 (ISBN 978-3-89754-377-5).
  • Jean de Menthon, À la rencontre du Togo, éd. L’Harmattan, 2000, coll. À la rencontre de, 271 pages.
  • Tètè Tete, Démocratisation à la togolaise, éd. L'Harmattan, 2000, coll. Points de vue.
  • Yvonne François, Le Togo, éd. Karthala, 2000, coll. Méridiens, 192 pages.
  • Fulbert Sassou Attisso, La problématique de l'alternance politique au Togo, éd. L'Harmattan, 2003, coll. Études africaines.
  • Jacques Rongier, Parlons ewe une langue du Togo, éd. L'Harmattan, 2004.
  • Hilaire Dossouvi Logo, Lutter pour ses droits au Togo, éd. L'Harmattan, 2004, coll. Mémoires africaines, 156 pages.

Articles connexes

Liens externes

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