Faras (Soudan)

Faras, connu aussi sous le nom de Pachoras (Pakhoras), est un site archéologique de Nubie dans l'actuel Soudan.

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Faras
Ville d'Égypte antique
Administration
Pays Égypte
Région Nubie
Géographie
Coordonnées 22° 12′ 00″ nord, 31° 28′ 00″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Égypte
Faras
Géolocalisation sur la carte : Égypte
Faras
    La Nubie chrétienne à l'époque où elle comptait trois États.

    Le site, situé à l'extrème nord du saillant de Wadi Halfa, est entièrement submergé par le lac Nasser depuis les années 1960.

    Centre administratif égyptien durant le Nouvel Empire et la Basse époque, puis cité méroïtique, la ville devient la capitale du royaume de Nobatie durant la période chrétienne de la Nubie.

    Cathédrale

    Fresque de la cathédrale.

    La cathédrale de Faras est l’église nubienne la plus célèbre en raison de ses nombreuses fresques.

    Histoire

    La construction de la cathédrale dédiée à la Vierge et à saint Michel, a été réalisée en trois étapes. Le plus ancien bâtiment a été construit dans les années vingt du VIIe siècle sous l'évêque Aetios. Il s'agissait d'un bâtiment de 24,5 × 14,5 mètres avec trois nefs et une abside. Les piliers de l'église, l'espace dans les nefs et de nombreux éléments de décoration étaient en pierre.

    L’an 11 du règne du roi Mercurios, en 707, cette église a été élargie à 24,5 × 24 m, avec l’établissement de chapelles latérales, l'intérieur de l'église étant en forme de croix. La partie inférieure des murs était désormais en pierres. La partie supérieure était composée de torchis, supportée par des colonnes de granit. On peut supposer que les colonnes de granit de l'église du Vieux Dongola ont servi de modèle.

    Trente des fresques appartiennent à la phase du IXe siècle.

    Un second programme décoratif fut achevé lors de l'épiscopat de Petros (974-997). L'église est transformée et le naos remodelé de manière exhaustive[1]. Les piliers de granit sont remplacés par des briques, le toit en bois par des coupoles.

    Au tournant des Xe – XIe siècles, furent peintes soixante peintures murales inspirées de l'art byzantin, où les personnages sont représentés avec beaucoup de détails ajoutés à leurs robes richement décorées. Dans le compartiment central la Croix comporte en son centre un buste du Christ en médaillon qui bénit de la main droite et tient un livre fermé de la main gauche. Il est escorté des "Quatre Vivants", à savoir des symboles de l'homme, de l'aigle, du taureau et du lion, ce qui fait de cette peinture une Majesté crucis. Elle est gemmée et richement travaillée et comme plantée sur un socle à trois marches[1].

    Au XIVe siècle, le siège épiscopal de Faras est déplacé à Qasr Ibrim où réside désormais l'évêque. L'église se détériore.

    Sauvetage

    En 1959 l'Égypte demande l'aide de l'UNESCO pour le sauvetage des temples de Nubie des eaux du lac Nasser. En 1960 l'équipe des professeurs Kazimierz Michalowski, fondateur de la mission archéologique polonaise du Caire répond à cet appel, et de 1961 à 1964 cette équipe polonaise se consacre aux vestiges de cette cathédrale nubienne. La cathédrale contenait cent soixante-neuf "fresques" (tempera sur plâtre sec) dont soixante-sept sont désormais conservées dans la collection du Musée national de Varsovie, créé tout exprès pour les accueillir et au musée de Khartoum[1].

    Notes et références

    1. François Boespflug, La Crucifixion dans l’art : Un sujet planétaire, Montrouge, Bayard Editions, , 559 p. (ISBN 978-2-227-49502-9), p. 71

    Bibliographie

    • (de) Kazimierz Michalowski, Faras. Die Kathedrale aus dem Wüstensand, Einsiedeln, Benziger Verlag, .
    • (de) Wilfried Seipel, Faras, Die Kathedrale aus dem Wüstensand, Wien, (ISBN 3854970420).
    • Włodzimierz Godlewski, Pachoras. The Cathedrals, Warsaw, Wydawnictwa Uniwersytetu Warszawskiego, , 175 p. (ISBN 83-235-0167-X).

    Annexes

    Articles connexes

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