Microscope projectif solaire


Un microscope projectif solaire est forme l’image d’un objet de petites dimensions sur un écran en utilisant comme source lumineuse la lumière du soleil.

Description

Le microscope solaire est formé d’une planche de bois qui tient verticalement sur un trépied. Sur cette planche sont fixés de part et d’autre un porte-lumière et un microscope. La lumière passe du porte-lumière vers le microscope par un trou ménagé dans la planche.

Un miroir plan peut tourner autour d’un axe horizontal de façon à récupérer la lumière du jour et l’envoyer vers une lentille convergente.

L’objet de petite dimension à observer est placé entre deux lames de verre très fortement éclairées par le porte-lumière. Une lentille convergente en donne à travers un orifice une image renversée très agrandie sur un écran, la mise au point se faisant par une vis qui fait translater la lentille par rapport au porte-objet.

Schéma de principe d'un microscope projectif solaire.

Histoire

Ce microscope fut inventé en 1738 par Johann Nathanael Lieberkühn qui en publia la description la même année[1]. Il ne disposait pas encore de miroir réflecteur. Il était alors plutôt imparfait mais attira l'attention générale par ses effets[1]. L'appareil est présenté à la Royal Society de Londres durant l'hiver 1739. Jean Cuff qui été présent perfectionne la découverte avec notamment l'ajout du miroir réflecteur mobile. Aepinus, Ziehr, Martin et Baker le perfectionnèrent[2]. Georges Adam (en) l'adapte aux objets opaques, c'est le « microscope lucernaire[2] ».

Ludger Lunier décris ce microscope comme « une lanterne magique éclairée par la lumière du soleil, et dans laquelle le porte-objet, au lieu d'être peint, n'est qu'un petit morceau de verre blanc sur lequel on met les objets que l'on veut examiner »[3].

Bibliographie

  • Charles Chevalier, Des microscopes et de leur usage : Description d'appareils et de procédés nouveaux, suivie d'expériences microscopiques puisées dans les meilleurs ouvrages anciens et les notes de M. Le Baillif, et d'un mémoire sur les diatomées, etc, Chez l'auteur & Crochard, , 284 p. (lire en ligne)
  • Charles Philippe Robin, Traité du microscope : son mode d'emploi; ses applications a l'étude des injections; a l'anatomie humaine et comparée; a la pathologie mèdico-chirugicale; a l'histoire naturelle animale et végétale; et a l'économie agricole, J.B. Baillière, , 1032 p. (lire en ligne)

Notes et références

  1. Chevalier 1839, p. 65
  2. Robin 1871, p. 173
  3. Ludger Lunier, Dictionnaire des sciences et des arts, t. 2, Etienne Gide, (lire en ligne), p. 528

Voir aussi

Articles connexes

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